Le Shiatsu, kesako

SHIATSU


 

ORIGINES

Si l'on en croit la tradition, l'Inde aurait été le berceau de toutes ces disciplines corporelles de bien-être.

Enseignées par des moines bouddhistes, ces techniques se propagèrent d'un côté vers la Birmanie, le Cambodge,

le Laos et la Thaïlande, de l'autre vers la Chine où elles se modifièrent sous l'influence conjuguée du Taoïsme et

du Confucianisme. Au VIIe siècle environ, le Japon à son tour fut touché par ce phénomène, le TUI-NA et l'AN-

MO virent le jour. Ces disciplines procédaient par vibrations, percussions et étirements. Au fur et à mesure la

technique, chinoise à l'origine, devint japonaise et connut son apogée à l'époque Edo (1616-1867).

Ces deux premières disciplines évoquées se fondirent en une seule et devinrent l'AN-MA.

A la demande du gouvernement de l'époque, cette dernière spécialité fut réservée aux non-voyants et évolua en

une sorte de massage relaxant dénué de toutes connotations médicales. Il faut attendre l'ère Meiji (1868) pour

que l'AN-MA, privilégiant cette fois-ci la "pression", fasse à nouveau son apparition dans un contexte plus

médical.

On attribue à Tokujiro NAMIKOSHI, au début du XXe siècle, le choix du nom SHI-ATSU (pression des doigts)

et c'est seulement en 1954 que le Shiatsu fut reconnu officiellement par le Ministère japonais de la Santé

comme une médecine à part entière.

En fait le Shiatsu tire son origine de la "médecine chinoise" qui comprend la phytothérapie, le Qi Gong,

l'acupuncture, la moxibution et le massage.

Une résolution (A4-0075/97) du Parlement Européen, votée le 29 mai 1997, considère le Shiatsu faisant partie

des 8 approches alternatives reconnues en Europe comme :
                                           « Médecine non-conventionnelle digne d’intérêt ».


Le praticien de shiatsu s'inscrit dans le domaine de la prévention et de la détente.


Il va aider la personne en demande à garder ou à retrouver un équilibre sur les plans physique, émotionnel

et psychique par un travail de rétablissement de la circulation énergétique à l'aide de pressions et par une

relation d'aide.

À la différence de l'acupuncture qui utilise des aiguilles, le shiatsu est une technique manuelle utilisant les

pouces, les paumes, et même parfois les coudes. Cette pratique agit sur les méridiens, canaux d’énergie,

chers à la tradition orientale.

Vous apprendrez à établir un bilan énergétique et à mettre en place une stratégie spécifique par rapport à la demande du consultant.

Suivant les écoles, le shiatsu qui est une technique d'accompagnement à la Santé peut utiliser des étirements, des mobilisations articulaires. Cet enseignement est inclus dans notre cursus.

Le danseur n’est libre de créer que lorsqu’il maîtrise parfaitement les pas de base ; il ne peut devenir

exceptionnel s’il est sans cesse en train de penser à la manière d’exécuter le pas suivant…

Percevoir la puissance et l’efficacité de ce protocole ne tient qu’à la pratique. C’est ainsi que nous avons

appris à lire, laborieusement : lecture d’un mot, puis d’une phrase, et enfin lecture d’un livre… de tous les

livres. Les signes étaient déjà là sur le papier mais il nous a fallut tant d’attention et de persévérance pour

qu’ils nous parlent ! L’efficacité ? Juste pratiquer.

 


Je vois dans différents livres de shiatsu que de nombreux protocoles différents sont proposés ?


Si la séance de shiatsu est à peu près immuable quant à la « chorégraphie », le travail du praticien est sans

cesse différent. L’orientation du geste, la justesse du toucher-shiatsu dépend de la qualité de présence au

point, au méridien, ici et maintenant.

De ce fait, pratiquer toujours le même protocole revient à prendre appui sur une structure libératrice.

Le mental s’apaise forcément puisqu’il n’y a pas de questionnement. Le corps se place de mieux en mieux

puisqu’il connaît sa place. Le canevas qui de prime abord semble contraignant nous permet au contraire de

nous exercer d’une manière de plus en plus subtile. Toute l’attention se porte dans la mise en résonance de

différents facteurs : souffle, hara, enracinement, verticalité, doigts qui se vident pour être réceptifs et

laisser circuler.


Les textes de la MTC vont dans le sens d’un soin non-violent :


Ils nous parlent sans cesse d’équilibre et de déséquilibre, de rapports subtils entre les fonctions

organiques dont il faut globalement tenir compte. Ils nous encouragent à considérer l’impact du contexte

de vie et des émotions sur les mouvements énergétiques internes. Mouvements si vulnérables que la

transformation ne peut être que progressive. Nous marchons sans arrêt sur un fil entre santé et malaise.

Alors quel soin apporter au patient si ce n’est simplement le coup de pouce (shiatsu) attentif à la délicate

mouvance ?

Respecter par la juste présence et accompagner sans faire de vagues.

Respecter le cheminement du patient, dans l’espace et le temps : son contexte de vie et ses épreuves.

Reconnaissance du processus d’installation de sa pathologie (lent, la plupart du temps), état d’être au

moment présent, son attente et ses besoins cliniques. Là encore, si l’étude en MTC, shiatsu, psychologie,

philosophie, etc. est fondamental (trame, cadre) recevoir le patient, dans notre cabinet puis sous nos

doigts se fait de tout notre être, le plus centré et paisible possible.

Accompagner sans faire de vagues, sans vouloir accélérer un processus de changement propre à chaque

patient. Le protocole du shiatsu complet est suffisamment efficace pour donner dans l’instant ce qui est

juste (c’est la pratique au fil des années qui me permet de l’affirmer). Tout le reste n’est-il pas

interprétation de la situation, désir pour l’autre, orgueil de notre part, tonnes de compassion que l’on donne

à l’autre faute de les recevoir ? etc.

 


Le shiatsushi

Il est plus cohérent d'employer le terme de shiatsushi ou praticien en shiatsu. 

En effet, shiatsushi est le nom couramment employé au Japon pour désigner un professionnel en shiatsu. Il

regroupe les kanjis 指圧師 c'est-à-dire "l'enseignant en pression digitale". Grand nombre d'entre vous

connait les 2 kanjis 指圧 traduisant le mot "shiatsu" ; le 3ème kanji 師 c'est-à-dire "shi" veut dire maître,

enseignant ou encore professeur. En hiragana, on écrit shiatsushi しあつし (traduit en anglais

acupressurist).

Selon les écoles, institut ou fédération, les titres sont en effet variés en France. Par exemple, les élèves

formés à l'institut français de shiatsu, à la fédération française de shiatsu traditionnel, à l'école de

shiatsu thérapeutique ou encore à la fédération nationale de shiatsu (France Shiatsu) deviennent des

praticiens, le syndicat professionnel shiatsu parle de spécialistes.


Existe-t-il plusieurs méthodes de Shiatsu ?

Si tous les styles de Shiatsu ont une origine commune, leur pratique diffère selon les écoles.
On distingue plusieurs grands styles :
Namikoshi, Masunaga, Ohashi, Shiatsu Yin, Sei Shiatsu Do…

Existe-t-il plusieurs méthodes de Shiatsu ?

Si tous les styles de Shiatsu ont une origine commune, leur pratique diffère selon les écoles.
On distingue plusieurs grands styles :
Namikoshi, Masunaga, Ohashi, Shiatsu Yin, Sei Shiatsu Do…

Qui peut pratiquer le Shiatsu ?

Le Shiatsu peut se pratiquer à tout âge, sans limitation.

Quelle tenue vestimentaire ?

Le praticien en Shiatsu, tout comme le receveur, portent des vêtements souples et confortables, en coton de préférence.

Dans quelle position se pratique le Shiatsu ?

Le Shiatsu se pratique généralement allongé sur un futon (matelas japonais en coton posé à même le sol), parfois en position latérale, ou assis, et quelques fois sur une table pour les personnes âgées ou à mobilité réduite.

Le Shiatsu est-il un massage ?

Non, en aucun cas, car le praticien en Shiatsu exerce des pressions légères et des étirements principalement le long des méridiens énergétiques, sur un corps vêtu. Ce travail ne peut donc être apparenté au massage tel qu’il est défini par les kinésithérapeutes.

Est-il de la digitopuncture ?

Non, dans la mesure où le Shiatsu n’est pas uniquement l’application d’une succession de points.

Le Do-In est-il un auto-shiatsu ?

Oui, en quelque sorte, mais il reste très incomplet car il est difficile de travailler seul sur certaines parties

de son corps avec ses mains !
 

De plus, le ressenti du toucher est parasité par la sensation de son propre toucher.


Comment se déroule une séance de shiatsu ?

Après quelques questions d’ordre général, incluant les principes de précaution, le praticien en Shiatsu

positionne confortablement le receveur avant de commencer la séance. Tout au long de la séance de

Shiatsu, il sera à l’écoute du receveur et de ses réactions, adaptant son travail, fait de pressions légères

et d'étirements, à son ressenti.
 

Le praticien en Shiatsu clôturera la séance par un bilan énergétique et les conseils appropriés.


Qu'est-ce-que le Shiatsu peut m'apporter ?

Le Shiatsu permet :
- de réduire le stress et les tensions,
- de stimuler et renforcer le système d’autodéfense de l’organisme,
- d’équilibrer le système énergétique dans sa globalité,
- d’obtenir une détente physique et psychique, contribuant ainsi à améliorer le bien-être.


Pourquoi le Shiatsu agit-il sur le plan psychique ?

L’énergétique orientale considère l’homme comme un tout, physique, psychique, émotionnel et énergétique.

En permettant à l’énergie de circuler harmonieusement, le Shiatsu agit donc sur l’ensemble de ces

composantes.


Peut-on pratiquer le Shiatsu pour le simple plaisir ?

Bien sûr, le Shiatsu se pratique également dans un cadre familial et amical et participe ainsi au bien-être

de l’entourage de façon particulièrement agréable.


Faut-il avoir des connaissances médicales pour s’inscrire dans votre école de Shiatsu ?

Non, il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances médicales pour commencer les cours.

Faut-il terminer le cursus dans votre école avant de pouvoir pratiquer ?

Heureusement non ! Il semble indispensable de pratiquer, bénévolement, dans un cadre familial, ou amical,

avant l’examen final qui donnera accès à l'attestation de praticien en massage de bien-être.

Comment se déroule un cours de Shiatsu dans votre école ?

Souhaitant avant tout privilégier la qualité de l’enseignement, et celle incontournable du toucher et de

l’écoute de l’autre, les cours de l’école “Kokoro Bruges” ne reçoivent que peu d’élèves par promotion. Dans

les grandes lignes l’accent sera mis en priorité sur la pratique du Shiatsu, et donc sur le positionnement, la

prise de contact, la qualité du toucher et la respiration. Tous les cours commencent par des exercices

destinés à développer les aptitudes personnelles du futur praticien en massage bien-être (Makko-ho, Do-in,

…). Ensuite, le cours se construit en fonction du programme, mais aussi en tenant compte de toutes les

questions amenées par les étudiants, tant sur le plan théorique que sur le plan pratique. Les cours, bien que

définis et structurés année par année, ne sont cependant jamais figés, à l’image du Shiatsu lui-même.